Vers un clic plus écologique

En 2020, la thématique générale tournera autour du numérique et de l’environnement.

La Semaine Numérique vous invite à réfléchir à l’impact écologique de nos pratiques. En effet, Internet produit des effets positifs (réduction des transports grâce à la vidéoconférence) et négatifs (consommation des serveurs) jadis insoupçonnés.

Outre les centaines d’activités prévues un peu partout en Wallonie et à Bruxelles, le slogan "Vers un clic plus écologique" sera décliné grâce à différents partenaires :

  • Comme l’année passée, plusieurs Cafés Numériques s’empareront de la thématique avec de nombreux invités.
  • Une édition spéciale de Médiaphone, l’émission citoyenne d’éducation aux médias, sera consacrée à la sobriété numérique.
  • Les EPN de Wallonie participeront à une formation pour apprendre à réduire son empreinte numérique, en collaboration avec TechnocITé.

Un clip vidéo et un spot radio complèteront la campagne de visibilité de La Semaine Numérique 2020.


Comment consommer du numérique de manière responsable ?

Alors que l’essor du numérique était considéré jusqu’au début des années 2000 comme une activité neutre voire positive pour l’environnement, il est devenu au fil des années de plus en plus évident que le numérique avait un impact sur l’environnement, ne fut-ce qu’en terme de consommation d’énergie.

Le numérique, ce ne sont pas uniquement des flux de données, ce sont aussi des équipements : de la fibre optique, des ordinateurs, des serveurs, des appareils mobiles (smartphones) ou objets connectés (montres, enceintes hifi…)

Les experts considèrent que les équipements d’utilisateurs constituent aujourd’hui la principale source d’impact environnemental, devant les serveurs et data centers, et le réseau proprement dit.

L’impact environnemental des appareils numériques ne provient pas tant de leur consommation d’électricité quand on les utilise, mais principalement de leur production.

Un smartphone par exemple, est composé de 60 à 70 métaux, du plastique, du verre, qu’il faut extraire, fabriquer, assembler, transporter.

Parmi les enjeux liés au numérique se trouve donc la quantité d’appareils produits ainsi que leur processus de production et leur durée de vie, plus encore que leur usage. En fait, quand nous achetons un nouveau smartphone, nous venons de participer à la pollution de la planète avant même d’allumer ce GSM pour la première fois.

En 2010, les ordinateurs concentraient 40% des impacts du numérique, mais on observe un basculement vers trois nouvelles sources : les télévisions, les smartphones, et les objets connectés. Le nombre de télévisions numériques devrait avoir doublé entre 2010 et 2025, de même que leur taille ! Le nombre de smartphones fabriqués annuellement pourrait tripler sur la même période. Quant aux objets connectés, leur développement est exponentiel et pourrait même représenter un quart de l’impact environnemental du numérique en 2025.

La consommation de données n’est pas en reste. Encore relativement méconnues du grand public, les monnaies virtuelles ou crypto-monnaies se multiplient. Facebook a annoncé le lancement prochain d’un nouveau moyen de paiement, le Libra. La monnaie virtuelle la plus connue actuellement, le bitcoin, nécessite un traitement de données et une puissance de calcul qui consomment une énergie que certains comparent à la consommation d’un pays comme la Suisse.

Quant à l’industrie du Net, symbolisée par les géants du GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), les études de Greenpeace lui attribuent une pollution équivalente au secteur de l’aviation.

Enfin, l’arrivée de la 5G pour remplacer la technologie de la 4G fait craindre le pire aux défenseurs de l’environnement : elle pourrait accélérer encore notre utilisation du réseau, le téléchargement de vidéos et de jeux de plus en plus lourds, et également plonger des millions d’appareils mobiles et objets connectés dans l’obsolence.

Green IT.fr, la communauté des acteurs du numérique responsable, estime que chaque personne détient huit objets numériques en moyenne (ordi, télé, smartphone, tablette, montre, écouteurs ou enceinte hifi…) : nous avons donc toutes et tous un rôle essentiel à jouer dans nos achats et notre consommation raisonnable.

Laisser systématiquement toutes ses vidéos dans le cloud plutôt que les effacer de son smartphone, garder des mails inutiles et lourds pendant des années sur un serveur, changer de smartphone chaque année, visionner des vidéos en full HD sur sa tablette, écouter sa musique via YouTube… autant de gestes en apparence anodins mais qui ont un gros impact sur l’environnement. Nous avons appris à éteindre la lumière quand on quitte une pièce, ou fermer la fenêtre si un radiateur est allumé. Il est temps d’apprendre d’autres gestes salutaires…


Pour en savoir plus sur la « sobriété numérique » :

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